PROMENADE À PLAPPEVILLE



L'EGLISE SAINTE BRIGIDE
   En 923, le village ayant été détruit par Henri l'Oiseleur, Les moines de Saint Symphorien le reconstruisent et élèvent une grande chapelle où sont déposées les reliques de Sainte Brigide, abbesse de Kildar, près de Dublin, décédée en 523. Ruinée en 1444 lors du siège de Metz par le Duc de Lorraine, l'église Sainte Brigide est rebâtie après le conflit au même emplacement.

Du sanctuaire primitif subsistent encore quelques éléments qui s'intègrent parfaitement au nouvel édifice :
- le clocher avec ses fenêtres romanes jumelées, séparées par une colonnette,
- la petite fenêtre à gauche du portail,
- le pignon, et, mis à jour lors de travaux de ravalement de la façade, un aperçu du mur se prolongeant au-dessus des voûtes, à l'intérieur de l'église. De nos jours, Sainte Brigide est toujours la patronne du village.


   LE LAVOIR DU HAUT

Ce lavoir fut construit en 1838 sur un bout de terrain appartenant à Monsieur l'Abbé SCHMIDT, curé de la paroisse de 1822 à 1862, et cédé gratuitement à la commune.
Un règlement très strict fixait le bon usage de ce lavoir. Il fut notamment interdit d'étendre le linge à sécher sur la haie environnante.


   LA CROIX MEDAR

Ce calvaire situé devant le presbytère, se
trouvait à l'origine à la croisée des chemins
au col de Lessy.

Jean Bauchez le cite dans sa chronique (17e siècle)
"Les Croates s'assemblent à la Croix Médar au-dessus
de PlappeviLle".

Elle fut déplacée au moment de la construction
des forts vers 1870.


LA MAISON DE TIGNOMONT
   Le toponyme de Tignomont remonterait à l'époque gallo-romaine. La colline a sans doute abrité des huttes de bûcherons et de charpentiers appelés "Tignari" qui produisait le bois de charpente nécessaire aux maisons et monuments de METZ.
Un "rôle de bans" de 1336 indique que le Chapitre de la cathédrale possédait à Tignomont une tour. Sa présence s'explique par son rôle de protection du domaine du Chapitre.
En 1443, Philippe de Savigny, à la tête de 400 hommes d'armes du Sire de Commercy, vint mettre le feu aux villages de Lorry, Tignomont et Woippy.

En 1554, un inventaire de cette grande métairie du Chapitre évoque "deux maisons fortes ruinées de guerre". Il semblerait donc que la maison forte se soit vu adjointe une autre maison.
En 1636, durant la guerre de 30 ans, Jean Bauchez, chroniqueur né à Plappeville, évoque lui aussi cette nouvelle destruction de cette maison. Elle est reconstruite au 18e siècle. C'est l'ensemble des deux maisons que nous voyons aujourd'hui à Tignomont.
Seule subsiste du 15e siècle une voûte au rez-de-chaussée. Les percements des grandes fenêtres en façade ouvrant sur un balcon (19e) ont profondément modifié la façade originale.


   LE CALVAIRE DE LA CROIX D'ORÉE

Croix de chemin, située autrefois au milieu
du vignoble de Plappeville, elle a été le témoin
du dur labeur de nos ancêtres.

On peut encore y lire ces inscriptions :

"Jean......
Pierre......
Barbe...... aune
Ont rétabli cette croix en l'année 1718".


LE MIGOMAY
 
(*) Le solchier avait le droit de vendre des socs de charrue, moyennant une redevance qu'il payait à la ville.
 Cette ancienne maison probablement du XVIe siècle fut achetée à Collignon le Coullon le 20 mars 1592 par Jacques FERRY, solchier (*) demeurant en Fournirue (METZ).
Son fils, Paul FERRY (1591-1669) célèbre Pasteur de l'église réformée, a beaucoup apprécié cette demeure.
La maison fut largement transformée par les percements des fenêtres du 1er étage (18e ou 19e siècle) remplaçant, si l'on se réfère au croquis de Paul Ferry enfant, les fenêtres à pillatres et meneaux.



LA MAIRIE
 /    On ne connaît pas l'époque de construction de cette maison appelée autrefois "Château".
En 1743, Louis Charles de Rostaing en est propriétaire.
En 1775, le comte d'Arros en est possesseur et se marie dans la chapelle privée (un acte atteste de ce mariage).
Bazaine y installa son quartier général en 1870, lors de la bataille de Saint Privat.


En 1896, les religieuses du "Pauvre Enfant Jésus" achètent le domaine.
Elles créent un orphelinat (l'orphelinat Saint Michel) où des milliers d'enfants trouvèrent refuge et réconfort.
Il ferme ses portes en juillet 1981.
Cette illustre demeure fut rachetée par la commune qui y aménagera la mairie en 1993.



L'HISTOIRE DE PLAPPEVILLE


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